Le phénomène majeur en milieu urbain : le vol de scooter ou moto touche un utilisateur toutes les 10 minutes en France

86% des vols de 2RM se font en milieu urbain

Le profil le plus exposé est un homme entre 35 et 55 ans qui conduit un 2RM neuf en ile de France. Il laisse son 2RM stationner sur la voierie publique la nuit. Malgré les options de géolocalisation de plus en plus fréquentes, 68% des véhicules dérobés n’ont pas été retrouvés.

Les vols de 2RM peuvent relever d’organisation méticuleuse. Il y a quelques années les enquêteurs de la sûreté départementale avaient démantelé un réseau impressionnant agissant dans tout Paris.  Les voleurs agissaient en deux temps. Une petite équipe de trois personnes intervenait d’abord entre 4 heures et 6 heures du matin. Pendant qu’un des malfaiteurs découpait l’antivol à la disqueuse et cassait le Neiman, un autre se tenait prêt à partir sur un scooter, protégé par un troisième équipé d’une bombe lacrymogène. Le 2RM visé était ensuite poussé jusqu’à une rue adjacente.

Quelques jours plus tard, une autre équipe venait le récupérer avec une camionnette.

Le véhicule était alors transporté jusqu’à des garages à Clamart, Meudon, ou Malakoff, ou dans des boxes. D’autres membres de la bande se chargeaient de maquiller les 2RM en frappant un nouveau numéro de série sur les pièces. Numéro qui correspondait à un autre deux-roue destiné à la casse et récupéré chez un épaviste complice. Le 2RM volé prenait alors l’existence légale de l’épave. Si besoin, d’autres membres se chargeaient éventuellement de reprogrammer le véhicule. Ces derniers étaient ensuite revendus sur leboncoin.fr à des prix défiants toute concurrence, entre € 10’000.- et € 30’000.-. Ces vols avaient lieu une à deux fois par jour, parfois trois.

L’usage d’un antivol ne suffit pas en ville face au vol répandu de 2RM

Selon l’étude publiée par l’ICA – protection des deux-roues et de leur conducteur – les vols de scooters et motos dépassent les 55 000 en France. Selon cette étude près de 81% de ces deux-roues volés étaient pourtant protégés par un dispositif antivol.

L’étude souligne que les utilisateurs de ces deux-roues motorisés doivent prendre conscience qu’ils possèdent un objet convoité qui ne se laisse pas dans la rue la nuit. 

Cette étude conclut donc que malgré un système dantivol performant en extérieur, la protection la plus sûre de son 2RM le soir à Paris reste un lieu sûr et couvert.

L’absence d’offres de parkings abordables à Paris pour les 2RM sera donc le prochain sujet du blog 12.5.

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